2013-12-04 Centre « Dumitru Staniloae »: Pr. Yvan Koenig – Patristique. Saint Athanase d’Alexandrie – cours 1: Arius et Eusèbe de Césarée (audio+)

7 December 20132 commentaires

2013-12-04 Centre « Dumitru Staniloae »: Pr. Yvan Koenig – Patristique. Saint Athanase d’Alexandrie – cours 1: Arius et Eusèbe de Césarée (audio+pdf)

Yvan-KoenigLe cours de Patristique du professeur Yvan Koenig en la nouvelle année universitaire 2013-2014 au Centre Dumitru Staniloae continue avec la présentation de deux personnages clé de l’époque de Saint Athanase d’Alexandrie: Arius et Eusèbe de Césarée.

Yvan Koenig assure les cours de Patristique (voir programme par date ou programme par conférencier) dans le cadre du Centre Orthodoxe d’Études et de Recherche « Dumitru Staniloae » (année universitaire 2013-2014).

Résumé : Arius et Eusèbe de Césarée

Tout le IVe siècle sera marqué par la controverse provoquée par Arius (v. 256 – 335), celui-ci soutenait que le Fils ne pouvait pas être de même essence que le Père car, par définition, « il fut un temps où il n’était pas ». L’enjeu soulevé par cette prise de position était important ; il s’agissait de la déshellénisation de la pensée chrétienne, car la pensée grecque qui, en n’admettant que l’existence d’un seul Dieu transcendant, détruisait la révélation en n’en faisant un simple système philosophique. Arius sera condamné et anathématisé par le Concile œcuménique de Nicée en 325 qui proclamera que le Père et le Fils sont de même essence. Cependant la réception de ce Concile se fit difficilement ; le mot clef « homousios » (de même essence) était nouveau et pas bien compris. Beaucoup avaient l’impression qu’il dissimulait une forme de sabellianisme, les Personnes divines ne sont que des modes de l’unique divinité, hérésie condamnée au IIIe siècle.

Parmi les adversaires de Nicée on remarque Eusèbe de Césarée (v. 260/5-339/40), qui recherchera d’abord un compromis. Il prendra la tête du « parti oriental ». Sans être un grand théologien, il fut un historien de valeur et composera une Histoire Ecclésiastique, et une œuvre à deux volets la Préparation Évangélique et la Démonstration Évangélique, qui développe un enseignement sur la foi chrétienne, il s’adresse à ceux qui parmi les Juifs ou les Païens se tournent vers le christianisme. Il souhaite démontrer que celui-ci est un « troisième ordre », entre le judaïsme et l’hellénisme. C’est un bon représentant de la transition entre le paganisme et le christianisme.

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Dans: AudioCentre "Dumitru Staniloae"
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Sur l'auteur ()

Retraité depuis peu, Yvan Koenig a été chercheur au CNRS, enseignant à l’EPHE et à l’Institut Catholique. Égyptologue, il s’est spécialisé dans le déchiffrement et la publication des papyrus. Il a également traduit du grec moderne plusieurs ouvrages de spiritualité orthodoxe publiés aux éditions de l’Âge d’Homme et aux éditions du Cerf. Il est professeur invité à l’Institut Saint Serge (théologie ascétique).

Commentaires (2)

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  1. laurent kloeble says:

    Bonjour, à la treizième minute de l’audio de votre premier cours sur Arius et Athanase, vous dites que la LXX est antérieure au texte hébreu. Comment une traduction peut-elle être antérieure à sa source ? Vous basez vous uniquement sur les manuscrits pour dire cela ? auquel cas il me semble qu’il faut distinguer la date de création du texte, et la date de création du manuscrit qui en tient lieu de support. Sans oublier la date de la tradition orale qui elle fonctionne depuis des siècles. Auquel cas le NT serait aussi beaucoup plus tardif par exemple…”Il faudrait aussi faire des distinctions entre le Pentateuque de la LXX et les autres livres qui eux sont largement postérieurs.

  2. Koenig says:

    Cher Monsieur,

    Dans la conférence j’explique que le texte de la Septante contient parfois (mais pas toujours) des textes antérieurs au texte hébreu massorétique (et non pas au texte hébreu en général).
    Effectivement, avant que le judaïsme se donne la version massorétique comme version de référence, le texte circulait sous différentes versions. Ce qui est le cas d’ailleurs de tous les textes transmis de façon manuscrite, c’est ce que l’on appelle une “tradition textuelle”. La Septante, qui est une traduction qui s’est étendue sur plusieurs siècles reflète cet état de fait, de plus certains livres qui font partie du canon biblique orthodoxe ont été écrits directement en grec. Ils viennent d’être inclus dans la nouvelle version de la TOB.
    Ceci explique que les textes de la version massorétique peuvent différer légèrement (comme le Pentateuque), ou beaucoup (comme Isaïe) du texte de la version massorétique, simplement parce qu’ils se fondent sur une autre tradition textuelle que celle de la version massorétique. Cette tradition textuelle différente peut, dans certains cas, être plus ancienne que celle transmise par le texte massorétique.
    Depuis quelques années, une équipe française, avec Mme Marguerite Harl, M. Olivier Munnich et Gilles Dorival à sa tête, a entre pris une traduction commentée de cette fameuse version des Septante qui fut celle de l’Église. On ne peut que s’en réjouir. Pour plus de détails, je vous renvoie à leur livre d’introduction publié aux éditions du Cerf.

    En Christ,

    Yvan Koenig

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